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Cela risque de vous arriver si vous décidez d'apprendre à méditer !

Le 29 août 2019

Dans cette édition ::

- Journée des associations

Venez découvrir les activités proposées par l'association MEA le samedi 7 septembre à Eybens.

- Cela risque de vous arriver !

Si vous vous mettez à la méditation, voici la première difficulté à laquelle vous risquez de faire face. Dans cet article, je vous explique comment réagir lorsque cela se produira.

Bonne lecture !

Journée des associations

Venez nous rencontrer à la salle des fêtes d'Eybens, samedi 7 septembre, de 10h à 17h. Nous vous présenterons les cours qui commenceront dès octobre :
- pour les 4 - 7 ans
- pour les 8 - 12 ans
et les séries de trois ateliers découverte pour les adultes de novembre et janvier/février.
Nous vous attendons nombreux !

Cela risque de vous arriver !

Voici la première difficulté à laquelle vous risquez de faire face si vous commencez à méditer : vous allez constater à quel point votre mental divague et semble refuser de rester concentré sur ce sur quoi vous avez décidé de vous concentrer.

Ainsi, votre attention, au lieu de rester sur le rythme de votre respiration, est happée par vos pensées, des commentaires ou des images mentales (voire les bras de Morphée !). Et se bousculent pêle-mêle dans votre tête les courses à faire pour le déjeuner, le souvenir d'une dispute, d'une injustice, de compliments, de désirs, des soucis, etc. En fait, à peu près tout ce qui n'est pas votre souffle semble soudainement attirer votre attention ! Et inévitablement, vous vous inquiétez, en allant jusqu'à vous dire que vous êtes incapable de vous empêcher de penser, que vous n'arrivez pas à méditer, que vous êtes nul... Lorsque que cela vous arrivera, car cela vous arrivera, sachez que vous n'êtes pas le seul à ressentir cela, et que vous vous jugez inutilement.

Soyez rassuré (ou pas !) : il n'est pas possible d'arrêter votre mental ! Et le but de la pratique de la pleine conscience n’est pas d'atteindre la maîtrise complète de votre attention ou de l'empêcher de se déplacer. Le but, s'il y en a un, est beaucoup plus simple : essayer de remarquer où votre attention est partie. Et ensuite l'inviter à revenir là où vous vouliez qu'elle soit. Cette idée d'invitation est vraiment importante. C'est ce que nous essayons de cultiver en pleine conscience : une douce qualité d’attention non critique. Nous ne cherchons pas à obtenir un contrôle volontaire. Nous sommes simplement curieux de savoir où notre attention. Et si elle n'est pas là où nous nous attendons, nous la ramenons, doucement mais fermement là où nous voulons.

Vous passez probablement une bonne partie de votre vie à être dur avec vous-même. Mais vous pouvez considérer votre pratique de la pleine conscience comme une occasion de vous traiter avec plus de douceur et de compassion, et avec un peu plus de curiosité aussi. La prochaine fois que vous remarquerez que votre esprit s’est égaré, essayez de noter votre réaction. Prenez un moment pour explorer ce que vous ressentez dans votre corps. Plutôt que de laisser votre esprit errant déclencher une cascade d'auto-récriminations et de ruminations du genre "Oh la la, mon mental s'est encore égaré, je suis un incapable, je ne peux même pas me concentrer sur ma respiration", utilisez plutôt cela comme une occasion de ressentir la frustration qui est là. Peut être qu'au moment où vous réalisez que votre mental s'est échappé vous ressentez un resserrement dans la poitrine, ou une envie de bouger ou toute autre sensation. Alors pourquoi ne pas simplement froncer les sourcils, ou sourire, quand cela se produit, puis ramener votre attention sur les sensations causées par vos propres frustrations. Cela n'empêchera probablement pas votre mental de repartir. Mais cela vous aidera à intégrer cette errance inévitable dans votre pratique même, avec douceur et curiosité. Essayez et voyez comment vous vous en sortez.

Donc, si vous espériez que j'allais vous donner une recette magique vous permettant d'exercer un contrôle total sur votre mental, je suis désolée de vous décevoir ! Mais autant que je sache, il n'y en a tout simplement pas, et tout ce que je peux vous dire, c'est que la pratique de la pleine conscience ne vous oblige pas à le faire. Soyez doux avec vous-même dans votre pratique.

Distraits de l'ici, nous sommes nulle part avec passion

Pascal Chabot
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